La plage de Watamu longe un petit promontoire du comté de Kilifi, sur la côte kényane de l'océan Indien, à environ 15 km au sud de Malindi et à peu près 105 km au nord de Mombasa. Son sable blanc et fin cède la place, à quelque 300 mètres du rivage, à un système récifal que l'UNESCO a classé réserve de biosphère en 1979 — un an après que le gouvernement kényan en avait déjà fait, en 1968, l'un des premiers parcs marins nationaux du pays.
Géré par le Kenya Wildlife Service avec la Watamu Marine Association, le parc protège environ 110 espèces de coraux durs et près de 600 espèces de poissons, ainsi que, plus au large, des requins-baleines, raies manta, poulpes et barracudas occasionnels. La température de l'eau varie de 20 °C (juin-novembre) à 30 °C (décembre-mai), ce qui rend les mois les plus chauds les plus prisés pour la plongée et le snorkeling. Trois espèces de tortues marines — verte, imbriquée et olivâtre — viennent nidifier sur la plage principale, qui affiche un taux de viabilité des nids de 99 % grâce à un programme de surveillance qui rémunère les pêcheurs locaux pour qu'ils relâchent les tortues plutôt que de les capturer. Entre 1997 et 1998, un épisode de blanchissement corallien a gravement touché le récif, dont le rétablissement a été plus lent que la moyenne observée ailleurs sur la côte africaine.
Des vestiges archéologiques attestent d'une occupation de Watamu dès le XIIIe siècle, liée au peuple bajuni, dont l'origine remonte à des unions entre la population giriama locale et des marchands arabes. À quelques minutes de la plage se trouvent les ruines de Gedi, une cité swahilie fortifiée d'environ 18 hectares, peuplée dès le XIe siècle, qui a atteint son apogée avec près de 2500 habitants aux XVe-XVIe siècles avant d'être abandonnée au milieu du XVIIe siècle — un déclin attribué par les chercheurs aux ingérences portugaises, à la baisse de la nappe phréatique ainsi qu'à des raids et des migrations. Le site conserve deux mosquées sans minaret, un palais et des tombes à colonne, dont l'une est datée de 1399. Les ruines sont administrées depuis 1969 par le National Museums of Kenya et ont été inscrites en juillet 2024 au patrimoine mondial de l'UNESCO, une huitième distinction pour le Kenya.
L'aéroport le plus proche est l'aéroport international de Malindi (MYD), à environ 15 km, desservi quotidiennement par Safarilink et Skyward Express vers Nairobi-Wilson et Lamu, et par Jambojet vers l'aéroport Jomo Kenyatta ; l'aéroport international Moi de Mombasa se trouve à environ 105 km au sud. Comme le reste de la côte kényane, Watamu connaît deux saisons bien marquées : les eaux plus chaudes de décembre à mai conviennent à la plongée, tandis que les mois plus frais, de juin à novembre, apportent des vents plus forts prisés par les kitesurfeurs.
Plus au sud, dans le comté de Kwale, la plage de Diani suit le même schéma de récif frangeant peu profond, et c'est là qu'est proposé le snorkeling sur le récif de Diani — une référence utile pour qui recherche une expérience proche de celle de Watamu, même à plus de 100 km le long de la même côte.
Le parc marin national de Watamu a été créé en 1968 et reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1979.
Oui, trois espèces (verte, imbriquée et olivâtre) nidifient sur la plage principale, dans le cadre d'un programme de suivi mené avec les pêcheurs locaux.
L'aéroport international de Malindi (MYD), à environ 15 km, avec des vols quotidiens vers Nairobi et Lamu.
Oui, elles sont à quelques minutes et sont devenues site du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2024, avec mosquées, palais et tombes swahilies des XVe-XVIIe siècles.
Moyennes mensuelles réelles de la température historique de l'eau.